Date : 01/02/2013

Pilules de 3e et 4e générations : « Il y a sûrement des centaines de décès »

[VIDEO] Le docteur Courtois, président de l'association d'aide aux victimes d'erreurs médicales, estime qu'un scandale sanitaire se profile avec les pilules contraceptives.

plaquettes de pilules de 3ème génération Plaquettes de pilules de 3ème
et 4ème générations

Président de l’Association d’aide aux victimes d’erreurs médicales, le docteur Courtois a répondu aux questions des rédactions de Sud Ouest et de la chaîne girondine TV7 pour le Zoom.

L’association dont il s’occupe depuis 1990 traite chaque année 8000 dossiers. Rien que pour le médiator, elle a pris en charge 5000 personnes. Elle suit maintenant plusieurs victimes des effets des pilules contraceptives.

Le docteur Courtois suggère au gouvernement d’agir plus fermement. Et aux femmes concernées de cesser, dans le doute, « de prendre les pilules de troisième et quatrième générations, ou d’aller voir son médecin prescripteur pour s’assurer qu’il n’existe pas de risques ». « Je ne vais pas me faire des amis, mais il est évident qu’elle était donnée en bout de table par le généraliste », déplore-t-il dans cet entretien.


Le Bordelais, devenu en quelques années et scandales médicaux, le porte-parole national des victimes d’erreurs médicales, pointe aussi du doigt la responsabilité des laboratoires. « Pour Diane 35 par exemple, il était clairement écrit en bas de la notice "ce contraceptif". Donc, l’utilisation de ce médicament a été détournée, exactement comme pour le médiator ».

Selon lui, même si on ne connaît que 4 décès, « il y a sûrement des centaines d’autres décès » liés à ces pilules « qui n’ont pas été déclarés ». Cela pourrait être, toujours d’après le docteur Courtois, « un nouveau scandale sanitaire aussi important que celui du médiator ». « Nous avons reçu des milliers de témoignages, de personnes qui ont par exemple fait des embolies ». Il déplore que l’Agence française de sécurité sanitaire ait encore « dysfonctionné », après les prothèses Pip et le Médiator.

Interrogé sur le business que constitue cette aide apportée aux victimes d’erreurs médicales, le docteur Courtois s’est montré serein. « Je suis très à l’aise car j’ai un fils avocat spécialisé dans les problèmes de santé. Il faut comprendre que c’est difficile pour des victimes de faire les démarches, et il vaut mieux qu’elles soient assistées par des avocats dont les honoraires restent à leur portée. Mon seul but est que chaque victime, quels que soient ses moyens, soit le mieux défendue même si elle n’a pas un centime. »


Source : Sud ouest - Pilules de 3e et 4e générations : "Il y a sûrement des centaines de décès"


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