Date : 18/07/2006

Mort mystérieuse d'une jeune fille au C.H.U. de Bordeaux :

Après le décès de Sonia DUMONT suite à une erreur de dosage de radiothérapie aux Hospices Civils de LYON, l'A.A.V.A.C. intervient à nouveau pour la mort mystérieuse de Tifany au C.H.U. de BORDEAUX.

Les parents de Tifany LE BAUDOUR demandent en effet à l'A.A.V.A.C. de les conseiller et de les aider dans toutes leurs démarches pour connaître la vérité sur les causes du décès de leur fille de 12 ans.

LES PARENTS ACCUSENT

Tifany, âgée de 12 ans, est décédée le 17 juin 2006, après une intervention réalisée le 15 juin, dans le service de Dermatologie Pédiatrique à l'hôpital des Enfants de Pellegrin, intervention présentée aux parents comme banale et exempte de risques graves.
Tifany, présentait une malformation veineuse au niveau de la cuisse gauche qui gênait la jeune fille en occasionnant des douleurs.

Selon le père de Tifany, le Professeur GRENIER du C.H.U. de BORDEAUX, consulté le 12 avril 2006, va proposer une technique réputée simple permettant d'éviter une intervention chirurgicale classique : « il suffisait de positionner un cathéter dans la veine malformée, de mettre un garrot au niveau de la cuisse, d'aspirer le sang dans la malformation veineuse et d'injecter de l'alcool, ce qui avait pour effet de scléroser la veine et ensuite Tifany devait porter des bas de contention pendant 4 à 5 jours ».

Cette dose d'alcool à 96% a pour effet de brûler le revêtement interne de la veine et d'entrainer progressivement une rétraction de la cavité.

Le spécialiste avait simplement oublié de préciser aux parents deTifany qu'il n'avait jamais réalisé une telle procédure technique, ni qu'une trop grosse absorption d'alcool entraînait un très gros risque d'arrêt cardiaque.


Au cours de l'intervention, réalisée sous anesthésie générale, il semble que, pour des raisons qui restent à préciser, l'alcool injecté dans la veine soit passé dans la circulation sanguine générale, entrainant un taux d'alcool élevé dans le sang circulant.

Il sera alors expliqué aux parents « que Tifany avait fait un arrêt cardiaque de 10 secondes mais que ce problème était pris en compte par les équipes médicales ».

En réalité, une I.R.M. va montrer des lésions cérébrales très importantes et un œdème au niveau du cervelet et l'Electro Encéphalogramme va se révéler plat, signes de lésions déjà irréversibles.

Tifany va décéder le lendemain 17 juin, après constatation de la mort cérébrale par un second E.E.G. plat.

Le jour même le père de Tifany a déposé une plainte à la brigade criminelle de Bordeaux et une autopsie a été ordonnée.

Un juge d'instruction vient d'être nommé et les parents de Tifany se sont portés partie civile.

Les parents de Tifany reprochent au responsable du service de Dermatologie Pédiatrique du C.H.U. de Bordeaux son absence totale d'explication concernant les risques de la technique inhabituelle voire expérimentale employée pour Tifany mais aussi l'absence d'explication après la survenue de l'accident opératoire ayant entrainé le décès de leur fille de 12 ans.


Les parents de Tifany ont demandé au Docteur Dominique Michel COURTOIS, Président de l'A.A.V.A.C. de prendre en charge ce douloureux dossier et d'en informer les médias.

Au cours d'une Conférence de Presse en date du 18 juillet à laquelle de très nombreux journalistes ont assisté, Monsieur et Madame LE BAUDOUR entourés du Docteur Dominique Michel COURTOIS et de Maître Jean Christophe COUBRIS, ont précisé leur détermination dans leur combat pour obtenir la vérité sur la mort de leur fille Tifany.

Pour Monsieur Christian LE BAUDOUR « cela pourra prendre dix, quinze ou vingt ans s'il le faut mais nous irons jusqu'au bout ».

« Tifany souhaitait cette intervention, qui n'avait aucun caractère d'urgence, pour faire du sport, comme les autres jeunes. Elle aurait pu vivre avec sa maladie et maintenant elle est morte » à préciser le père de Tifany.

Monsieur et Madame LE BAUDOUR ont encore expliqué que le médecin ne leur avait pas précisé « qu'il s'agissait d'une technique de sclérose un peu originale et qu'il n'avait jamais réalisé de telles procédures ».

« Notre fille a servi de cobaye » dénoncent les parents en colère.

Dans quelques semaines les conclusions du rapport d'autopsie devraient donner des précisions complémentaires sur la cause réelle du décès de Tifany.

Pourtant, dès le 19 juillet, en réponse à la Conférence de Presse des parents de Tifany, l'avocat du médecin mis en cause indiquait que « l'autopsie avait révélé l'odeur et la présence d'alcool dans le cerveau ... » (Source : journal SUD OUEST, page 1-9, édition du mercredi 19 juillet 2006)

Monsieur et Madame LE BAUDOUR remercient les très nombreuses personnes qui leur ont fait parvenir des témoignages de sympathie en expliquant qu'elles comprenaient les raisons de ce combat pour connaitre la vérité et défendre la mémoire de Tifany.

Vous pouvez, vous aussi, adresser votre soutien aux parents de Tifany en leur écrivant à l'adresse e-mail :

le.baudour.christian@wanadoo.fr

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