Date : 22/04/2006

Victime surirradiation - Grave erreur médicale aux Hospices Civils de Lyon :

La famille conteste la version de l'hôpital et porte plainte
Au cours d'une Conférence de Presse organisée le 21 avril 2006, le père de la victime, Monsieur DARAI Jean Marc, a transmis une déclaration indiquant les différents points contestés par la famille.


« La famille de la victime conteste la version de l'hôpital Lyon Sud au cours de la conférence de presse du 21 avril ... »
  • Retard dans l'annonce de l'accident de surdosage de novembre 2004

    Contrairement à ce que prétendent les Hospices Civils de Lyon, cette jeune patiente de 32 ans, Sonia, n'a jamais été informée de l'erreur de manipulation fatale de l'accident de novembre 2004.
    Cette erreur humaine, surdosage de rayon par erreur d'unité de mesure du radiologue qui a confondu centimètre et millimètre.

    « A aucun moment nous avons été prévenus, sa santé s'est détériorée, fin 2004 et non début 2006 comme le déclare les HCL » proclame le père de la défunte.


  • Mauvais suivi médical après l'accident

    Sonia ne semble pas avoir bénéficié de soins particuliers après l'accident, ou alors à son insu et à celui de toute sa famille.
    D'après son mari, Yann, « ils l'ont laissé dépérir et mon épouse a été placée en établissement psychiatrique quand elle ne pouvait plus s'alimenter ».


  • Que cherchent en réalité les HCL ?

    La façon de faire des HCL dans leur « opération médiatique » unique en son genre, a profondément choqué la famille.

    • Une affaire de gros sous ?

      En effet, par une lettre en date du 13 avril 2006, signée par Monsieur COLLOMBET, Directeur Adjoint des Affaires Juridiques, les HCL témoignaient « de leur compassion au mari ainsi qu'à ces deux enfants et aux autres membres de la famille ».
      A plusieurs reprises, le Directeur Adjoint précise qu'il a déjà « saisi l'assureur des HCL afin qu'il examine votre dossier avec toute l'attention que mérite ce drame qui vous afflige ».
      Et il poursuit « il vous appartient d'adresser aux HCL votre réclamation (financière) qui sera transmise à l'assureur de l'hôpital » .
      Pour les HCL « l'affaire » se résume donc à la présentation des condoléances à la famille et à une indemnisation de quelques milliers d'euros.

    • Pas de poursuite, pas de sanction pour l'auteur de l'accident mortel

      Pour les HCL, le décès tragique de cette jeune femme se résume donc, comme ils l'ont indiqué par l'intermédiaires de leurs représentants, dans de nombreux médias, par une indemnisation financière à l'amiable.
      La Direction des HCL a précisé « il n'y a pas eu de sanction... on a cherché l'amélioration plutôt que de tirer sur les lampistes... »
      Tout d'abord, faut-il comprendre par le terme de « lampistes » que les HCL désignent ainsi, les professionnels de santé en charge de la radiothérapie dans leurs établissements ?

    • Engagement sans aucune garantie des HCL auprès de son assureur

      Ensuite, les HCL semblent aller un peu vite dans leurs conclusions et oublier l'ampleur du drame qui laisse à ce jour un mari et deux enfants en bas âge.
      Certes, à ce jour, la famille désemparée et éplorée n'a effectivement « pas donné une suite juridique » à cette affaire qui peut s'apparenter à un homicide involontaire par imprudence et pourrait donc avoir une suite pénale.
      Les HCL ne proposent rien à la famille

      La Direction des Affaires Juridiques des HCL s'engage simplement à transmettre le dossier à leur assureur.
      Ceci est une démarche habituelle et obligatoire pour toute erreur médicale de cette gravité.
      Rien ne permet, aujourd'hui, d'affirmer « qu'une procédure d'indemnisation est en cours » car l'assureur a toute liberté pour agir comme il l'entend et n'a pas d'ordre ou même de conseil à recevoir des HCL.
      La position des HCL qui demande « que le dossier soit examiné par l'assureur avec toute l'attention que mérite ce drame » n'engage, en aucune façon son assureur.

    • Sur la conférence de presse du 21 avril 2006

      C'est par un courrier du 13 avril 2006, faisant suite à une conversation téléphonique du 12 avril avec Monsieur MEDOUZE, Directeur des Affaires Juridiques des HCL, que les HCL ont averti Yann, le mari de Sonia, « qu'une conférence de presse serait organisée, dans les prochains jours ».
      Au cours de cette conférence de presse « qui devait être purement scientifique, ayant pour unique but de tirer les leçons de ce dramatique accident, afin qu'un tel fait ne puisse se reproduire », les médecins semblent avoir oublié les promesses faites dans ce courrier.
      On peut se demander en effet si la révélation de la pathologie qui a justifiée les rayons dont souffrait Sonia ainsi que la description du son long calvaire (morte d'une « destruction des tissus internes et des complications digestives et respiratoires ») ne s'apparent pas à une violation du secret médical.
      Que viennent faire les considérations d'ordre juridique et d'indemnisation dans une conférence de presse qui se voulait « purement scientifique ».


Estimant avoir été trahis par les HCL de Lyon, la famille de Sonia a demandé à l'A.A.V.A.C. de s'occuper de ce dossier.

Ils ont chargé le Docteur Dominique Michel COURTOIS, Président de l'A.A.V.A.C., d'être leur seul interlocuteur pour la presse et les médias.

Maître Jean Christophe COUBRIS, avocat au barreau de Bordeaux, est le conseil mandaté pour la défense des intérêts de la famille »
.



Devant les très nombreux journalistes réunis autour de la famille de Sonia Dumont, du Docteur Dominique Michel COURTOIS et de Maître Jean Christophe COUBRIS, Yann DUMONT, le mari de la victime a confirmé que 10 jours seulement après la séance de radiothérapie fautive (confusion de mesure dans le réglage de l'appareil) son épouse présentait déjà des symptômes alarmants (perte de cheveux, hémorragies digestives... ).

Alerté, l'hôpital avait simplement répondu que ces manifestations cliniques étaient tout à fait normales après le traitement de radiothérapie.

Pourtant l'hôpital connaissait parfaitement l'erreur d'irradiation commise.

En fait, Sonia n'a été informée qu'en octobre 2005, soit un an plus tard et encore à sa demande devant l'aggravation de son état général et la perte de plus de 20 kg de poids.

Le mari, le père, l'oncle et de nombreux membres de la famille de Sonia, refusant l'offre d'indemnisation faite dans l'urgence par les Hospices Civils de Lyon, ont déposé une plainte pour homicide par imprudence avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de LYON.
De façon concomitante, une requête a été déposée devant le Tribunal Administratif.

Le mari de Sonia, a été considérablement éprouvé par la lente et inexorable agonie de son épouse décédée à l'âge de 32 ans et laissant 2 enfants de 10 et 12 ans.

Yann DUMONT tente maintenant de faire face à ses obligations professionnelles et familiales sans oublier de défendre la mémoire de son épouse.

Vous pouvez leur adresser un réconfort moral en écrivant à patrick009@hotmail.com

Mots clés : victime surirradiation, hospices civils de lyon, accident radiothérapie, erreur de manipulation, surdosage de rayon, erreur médicale

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