Date : 17/10/2006

Surirradiation radiothérapie - Grave erreur médicale à l'Hopital d'épinal : IRRADIATION MORTELLE A L'HOPITAL D'EPINAL

La famille d'une victime décédée conteste formellement la version officielle donnée par l'Agence Régionale d'Hospitalisation et engage une procédure pénale.

Françoise VOIRIN, l'épouse de Michel VOIRIN, décédé le 22 septembre 2006, des suites d'un surdosage de radiation, et ses deux enfants souhaitent rétablir la vérité sur ce drame.

En effet, Michel VOIRIN a été traité pour un cancer de la prostate, de fin mai à début août 2005, dans le service de radiologie mis en cause.

De graves complications secondaires au surdosage de radiothérapie sont apparues quelques mois plus tard et ont entraînés son décès.


La famille de Michel VOIRIN conteste la version officielle donnée par l'A.R.H. et la Directrice de l'Hôpital, et a décidé d'en apporter les preuves au cours d'une Conférence de Presse réalisée le mardi 17 octobre à EPINAL.

Madame VOIRIN et ses enfants, avec l'aide de l'A.A.V.A.C. souhaitent dénoncer :
  1. L'information tardive de la famille par la direction de l'hôpital Jean Monnet

    Le 4 octobre 2006, la direction faisait part à Mme VOIRIN par courrier « d'un problème technique ».
    Le 10 octobre 2006, Madame VOIRIN était reçue par la directrice de l'hôpital.
    Un courrier de la direction, daté du 11 octobre, indiquait à Madame VOIRIN les démarches à effectuer pour obtenir une indemnisation en précisant « votre époux a été, dès l'origine du signalement de l'erreur en radiothérapie, intégré au sein de la liste des patients sur dosés transmise à la compagnie d'assurance de l'établissement ».


  2. Un mauvais suivi de Mr VOIRIN à l'hôpital

    Monsieur VOIRIN a été hospitalisé en juin 2006 pour une atteinte grave de son état général ( amaigrissement, douleurs, hémorragie...).
    La famille pense que Monsieur VOIRIN, patient parfaitement connu comme ayant reçu un surdosage de rayon, n'a pas bénéficié d'une prise en charge adaptée.



  1. Une discordance sur le chiffre réel des victimes

    Au cours de la rencontre du 10 octobre, la directrice de l'hôpital Jean Monnet a mentionné :
    • 3 morts en lien direct avec le surdosage dont Monsieur VOIRIN,
    • 16 personnes ayant présenté des séquelles.


  2. L'absence de recherche de sanction envers les responsables du surdosage

    Il semble que seule l'indemnisation rapide et amiable des victimes soit la priorité de l'hôpital.
    La directrice de l'hôpital précise d'ailleurs qu'à ce jour toutes les victimes ont choisi la transaction amiable.
    Cependant, personne ne connaît la position exacte de l'assurance de l'hôpital qui ne s'est pas exprimée sur le sujet.


  3. La banalisation de l'erreur humaine ayant entraîné le décès de plusieurs patients

    A Lyon, il s'agissait d'un manipulateur de radiologique qui avait confondu les millimètres et les centimètres dans le réglage de l'appareil de radiologie.
    A Epinal, le manipulateur n'a pas bien compris les explications concernant l'utilisation d'un logiciel et a transmis l'information fausse à tous les autres manipulateurs du service de radiologie.
    Dans les deux cas, les victimes sont décédées dans des souffrances atroces.



Pour ces différentes raisons, Madame VOIRIN et ses enfants ont décidé de déposer une plainte avec constitution de partie civile pour homicide involontaire ainsi qu'une procédure devant le Tribunal Administratif.

Ils ont choisi pour défendre leurs intérêts Maître Jean Christophe COUBRIS, avocat au Barreau de Bordeaux, déjà en charge de la défense de la famille de Sonia DUMON, jeune femme décédée à Lyon, en mars 2006, suite à une erreur de radiothérapie des Hospices Civils.

De même que pour Sonia DUMON, l'association A.A.V.A.C. a accepté d'apporter son aide à la famille de Michel VOIRIN.

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